L’IRM – Découverte de la 2ème tumeur

Lundi 9 mai 2022

2ème jour de jeûne 

Bon, mon corps s’habitue sans problème au jeûne : à peine quelques gargouillis, vite réprimés avec un mug de tisane détox (mon souvenir du we passé à Paris avec ML, et j’ai déjà perdu 1,1 kg – mon ratio quotidien habituel.

Sinon, aujourd’hui, IRM.

Et en parlant hier avec le sophrologue qui va normalement me suivre (on verra si ça matche après la 1ere séance, lundi prochain), je me suis aperçu que je n’avais plus peur de le passer.

Enfin pas trop, car la pensée de me faire injecter quelque chose (le produit de contraste, pour la première fois)ne me ravit pas spécialement. De plus, évidemment, je me demande quel sera le résultat ?

J’ai l’impression que la séance intensive d’EFT que j’avais faite avant la biopsie a porté ses fruits quant à ma phobie des aiguilles.

Voilà les news, brèves aujourd’hui.

Je n’aurai certainement pas le temps de faire du sport ou me promener, ou peut-être en rentrant : habitant en campagne, j’ai 1 heure de route pour aller à la clinique. Plus 2 heures pour l’IRM, l’après-midi est fichu.

Ca y est, j’ai passé l’IRM, non sans quelques désagréments.

J’avais peur, non plus des piqures (ça, c’est réglé), mais qu’ils ne trouvent pas mes veines, que je fasse une réaction au produit injecté, qu’il me brûle, que la tumeur soit disséminée…

Et l’infirmière a du poser le cathéter dans le poignet droit, créant une petite douleur sèche très inconfortable je bougeais la main, et la peur que la veine, très fine à cet endroit, n’explose au moment de l’injection.

Je vous passe les gesticulations pour m’allonger avec ça et la seringue dans la main sans ployer le poignet : pas facile (et douloureux) !

Bref, une fois allongée sur le ventre, les seins logés dans des alvéoles, me voici enfournée dans le machin qui bruissait, claquait, ronronnait.

Et quand, au bout d’une dizaine de minutes, on m’a annoncé que l’injection commençait, j’ai commencé à avoir envie de vomir, et mes intestins se sont déchaînés : effet de la crise de panique qui montait.

Heureusement, en me faisant de l’EFT mentalement, tout s’est vite calmé. Et le produit ne brûlait pas, bien au contraire : une sensation agréable de froid se propageait depuis mon bras.

Ensuite, l’attente…

Et le choc du diagnostic : ok pour le sein droit (ouf !) mais.. des petites masses suspectes dans le sein gauche.

Toujours pas de chimio en vue, pour moi,ce qui me semblait le plus important sur l’instant : pas envie de me voir implanter une chambre, ni d’avoir des perfusions de produits toxiques.

Résultat : une seconde biopsie, prévue dans 2 jours.

Sur le coup, ça allait, mais sur le chemin du retour, j’ai réalisé que cela voulait peut-être dire double opération, double radiothérapie…

Cela a fait son chemin, et hier soir, j’étais comme assommée, anesthésiée.

Et ce matin, après une nuit agitée, je me suis réveillée avec mon hamster tournant à vide dans ma tête, paniquant, évitant, cherchant d’autres solutions.

Petit à petit, le choc s’est dissipé, après une sortie au marché, pendant laquelle j’ai retrouvé de très bonnes amies qui m’ont soutenue.

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Ceci dit, la pilule est quand même très amère, et dure à avaler.

Et j’en ai marre de ces nouvelles qui s’enchaînent : j’ai beau avoir des ressources, je n’en peux plus pour l’instant.

Je veux avoir le temps de récupérer, lécher mes blessures et me relever.

Et j’ai 2 jours de consultations et d’examens qui m’attendent, avec un nouveau résultat à appréhender.

Là, je me sens découragée…

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