Ces peurs qui vous empêchent d’avancer

Nous avons tous en nous des peurs cachées.

Notre éducation, ainsi que nos expériences personnelles, nous ont enseigné qu’il fallait avoir peur de beaucoup de choses.

Parce que, si vous en faisiez l’expérience, vous risquiez de mourir (au pire), de tout perdre, ou de vous faire du mal.

Et nous sommes tous « cablés » afin d’éviter justement ces comportements qu’une partie inconsciente de nous considère comme risquées.

Comment les avons-nous acquises ?

Nous les avons enregistrées de la même manière que nos croyances limitantes, souvent lors de notre enfance.

Par mimétisme

La plupart du temps, celles-ci sont transmises par nos parents.

Ainsi, un enfant qui voit sa mère avoir peur d’une chose particulière l’enregistrera plus ou moins consciemment, et il y a de grands risques qu’il l’acquière à son tour.

En effet, il aura compris, de manière diffuse, qu’il faut se méfier, voir fuir l’objet qui lui cause tant de crainte.

Voilà comment une peur peut se transmettre dans une famille, et impacter la vie de plusieurs générations.

Par l’éducation

Dans le cas précédent, la mère peut renforcer cette peur en prévenant l’enfant de faire attention, ou éviter l’objet de sa peur, souvent déraisonné car souvent issue elle-même d’une expérience personnelle (ex : mordue par un chien = “tous les chiens sont dangereux”) ou de sa propre éducation (“attention à … !).

Suite à un choc

De même qu’une personne mordue par un chien risque de développer une phobie de la gent canine, nous pouvons développer une peur qui nous empêche de nous réaliser suite à un choc.

Par exemple, un enfant ayant vécu la faillite de l’entreprise familiale, et ses conséquences (chômage, pauvreté, perte d’emploi, angoisses de ses parents…) risque d’associer le fait d’être à son compte avec le risque de revivre la même chose.

Même s’il en a très envie et que son projet est prêt, il ne pourra se lancer sans aide, car il sera freiné par cette peur, sans s’en rendre forcément compte.

C’est là où des techniques telles que l’EFT trouvent leur plein emploi, en ré-encodant les souvenirs : ceux-ci perdent alors leur charge émotionnelle.

Celui-ci peut être créé par un évènement traumatisant, et plus l’enfant est jeune, plus l’origine peut être bénigne et insoupçonnable pour l’adulte.

Imaginez une araignée descendant le long de son fil au-dessus de la tête d’un bébé : pour c’est un énorme monstre qui approche !

De même, des histoires ou des scènes d’horreur peuvent impressionner les enfants qui, ensuite, rapprochent la frayeur éprouvée à un élément du scénario.

Le choc peut donc être de différents ordres :

Imaginé

Plus l’enfant est jeune, plus il sera dans le mode émotionnel, car son cerveau n’est pas encore mature : il pourra imaginer des relations cause/effet erronées.

Par exemple, si mon cochon d’inde est mort, c’est parce que j’avais fait .. (quelque chose d’exceptionnel pour lui). Donc je crois que si je refais cette chose, il arrivera un autre malheur.

Physique

  • accident,
  • décès d’un animal ou d’un proche,
  • châtiment physique donné par les parents,
  • agression,…

Mental

  • peur extrême,
  • peur par transfert (histoire entendue ou lue, film, …)
  • brimade,
  • humiliation,
  • sentiment d’abandon,
  • violence verbale (grosse colère des parents, injures,..).

Quelles sont ces peurs ?

Elles touchent tous les aspects de notre vie, et sont souvent bien cachées.
Plus elles ont été intégrées jeune, plus elles sont ancrées en nous (et souvent difficiles à repérer).

Peurs identitaires

Elles intègrent le fondement même de votre être, et peuvent être très disparates.
Vous avez peur de ne plus être vous-même si vous changez de comportement.
Par exemple, des personnes révoltées ne pourront envisager d’accepter ce qui leur est proposé, car cela voudrait dire abandonner cette part d’eux sur laquelle elles se sont construites.

Peurs sécuritaires

Ici, on touche à votre sécurité : vous ne serez plus en sécurité si…

Elles peuvent s’attacher à divers domaines :  social, matériel, etc

Sociales

L’homme étant un animal social, il fera tout pour être accepté par les membres de son groupe.
On y retrouve donc :

  • peur d’être différent, de sortir du lot
  • peur d’être remarqué
  • peur de gêner,
  • peur d’être abandonné,
  • peur de rester seul,
  • peur de ne pas être aimé,
  • peur de briser la fidélité familiale (et ce faisant, d’être rejeté, puisque vous ne suivez pas les « règles » de votre famille), …

Elles sont également souvent traduites par un manque d’estime de soi.

Financières

C’est la peur de ne pas être en sécurité

Il faut donc tout prévoir, avoir des économies, se priver « au cas où » un coup dur, une tuile arriverait.

Là, je ne parle pas d’économies « normales » ou ciblées dans un but précis, mais d’un comportement impliquant des privations pour amasser des économies disproportionnées.

On le retrouve souvent dans les descendants de personnes ayant connu les privations, la pauvreté, de manière brutale (divorce, faillite, guerre,…) ou récurrente (parents chômeurs, endettés, …).

Peur de manquer

Assez courante, elles se transmettent facilement d’une génération qui a connu les privations (guerre,…) à celles qui la suivent, accentuées par les injonctions familiales relatives au besoin de “faire des réserves”.

Vous y trouverez toutes les peurs :

  • d’être pauvre, de manquer,
  • de ne pas en avoir assez, …

Elles se traduisent souvent par un besoin compulsif d’amasser, ou un empêchement maladif à dépenser (être « radin »).

Peur de réussir

Paradoxalement, vous pouvez avoir également peur de réussir, si :

  • vous associez des croyances négatives à l’argent,
  • vous trahissez une fidélité familiale en gagnant de l’argent.

Elles sont également souvent associées à des croyances négatives issues de l’éducation reçue.

Et vous, quelles peurs dominent votre vie ?

A votre tour, si vous le désirez, de les regarder, vous mieux décrypter votre fonctionnement.

Je vous conseille de faire un petit tableau sur le modèle ci-dessous :
Si je ….  je risque de ….

  • Quand je pense à moi, si je veux… ,  je risque de …
  • Si je pense à faire… pour ma famille,  je risque de …
  • Si j’envisage de … , dans mon travail,  je risque de …
  • J’ai maintenant envie de… pour me faire plaisir, mais  je risque de …
  • J’aimerais bien changer …, mais  je risque de ….

Pour chaque thème, indiquez ce qui vous vient spontanément à l’esprit, même si cela vous semple disproportionné, sans fondement ou idiot.
Le but n’est pas de vous juger, mais de voir tout ce que vous avez amassé comme peurs (et nous en avons tous un sacré paquet, je vous le garantis !).

Avec toute ma bienveillance,
Françoise Boutet

© Equilibrance coaching :  janvier 2019
Dernière mise à jour : décembre 2019

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